mercredi 16 juillet 2014

Princeville le 16 juillet

Kamouraska
Le chiffre de Dieu -7-
Le plancher penche vers l'avant - on a tout simplement suivi la côte!
On quitte notre gite à Kamouraska vers 10 heures et on fait un petit détour par Saint-André de Kamouraska pour enfin pouvoir visiter l’église locale; construite sur un plan récollet, entre 1805 et 1811, elle est une des plus veilles du Québec encore debout. Le plan récollet signifie que le cœur est plus étroit que la nef et qu’il n’y as pas de bras en croix.


On revient sur nos pas par de petits chemins qui longent le fleuve à quelques kilomètres à l’intérieur des terres, le chemin Mississipi, le rang des Côtes, le rang de l’Embarras se succèdent avec des paysages de cartes postales.



Entre Saint-Denis-de-la-Boutellerie et Rivière Ouelle, on prend la route du quai pour atteindre un endroit hors du monde, si vous cherchez calme, paix et grand air marin, la Pointe aux Orignaux est un site parfait.

Pointe aux orignaux

Puis on prend le chemin de Québec pour visiter des amis, après un bon souper de perdrix on poursuit chez la sœur de Françoise à Princeville pour regarder un feu mourir lentement. Le jeudi matin elle visite ses parents et on rentre à la maison, cinq belles journées, le Québec aussi est un beau pays. 

mardi 15 juillet 2014

Kamouraska le 15 juillet

Question de changer de téléroman, on quitte les terres de Cormoran pour se diriger vers le pays de Victor Levy Beaulieu et les odeurs de l’Héritage à Trois Pistoles.

En passant par Saint-André, l’église est toujours fermée mais on s’informe à la Petite École, centre culturel Armand Vaillancourt.  Si on était arrêté hier, on aurait pu tomber sur le chum de notre chum Marc, qui y passait hier, le petit musée lui appartient depuis quelques années et son esprit révolutionnaire est bien présent entre autres avec l’hommage à Michel Chartrand qu’il prépare avec une sculpture de son cru à Longueuil et la contestation du pipeline pétrolier qui devrait hélas passer par ce coin de pays bientôt.


En passant par Rivière du Loup on atteint Trois Pistoles et son musée d’automobiles anciennes. Et on replonge dans Cormoran avec les voitures du Docteur Pacifique, de Viateur et de Bella, sans compter les camions d’époque et l’écriteau de la boucherie Veilleux. Ben sûr que l’auto de l’héritage est aussi à l’honneur.


Les raisons de la construction de l’église de Trois-Pistoles sont nombreuses mais peuvent se résumer en des chicanes de clochers entre ceux d’en haut et ceux d’en bas de la pente.
L'église aux 5 clochers

















Après un petit tour au quai d’où partent le traversier et les excursions pour l’île  aux Basques, on se dirige dans les terres pour voir le point de vue du cinquième rang de Sainte Françoise, et on regagne Kamouraska en passant pas Saint Simon sur Mer, de beaux condoa y sont en construction en bord de mer. Avant d’arriver il pleuvait et la pluie recommence, entre les deux, deux belles journées.



lundi 14 juillet 2014

Kamouraska le 14 juillet

On traverse la rue et nous sommes au musée régional de Kamouraska, sous le prétexte d’une exposition de chapeaux, une exposition temporaire rend hommages aux femmes pionnières dans beaucoup de domaines (médecine, génie, et autres), tel Ann Augusta Stowe Gullen ou encore Maude Abbott.

En se promenant dans le village on croise beaucoup de veilles maisons témoins de la richesse de la communauté de l’Époque où la ville était la capitale régionale du coin.
Caisse populaire
 











Une exposition de photographie présente entre autres les œuvres de Jocelyn Philibert, sa technique de photo superposées et sa collection « Dans la nuit» est intéressante.

Plus loin c’est une vielle dame pêcheuse d’anguilles depuis 49 ans qui nous reçoit, elle descend en droite ligne de L’Anse aux Maudits  mais malheur au politicien qui lui pillera sur les pieds.


Devant le presbytère on fait connaissance avec l’histoire du curé Charles Chiniquy, un grand prédicateur de la sainte tempérance mais qui avait, selon ses détracteurs quelques autres faiblesses. Ça prend une société ben dégénérée pour laisse entendre que ses rencontres avec la servante du curé de la paroisse voisine étaient inappropriées.

Puis on fait une petite balade en auto jusqu’à Saint-André de Kamouraska en visitant en chemin le site du berceau de Kamouraska et au retour le site de Cormoran, on n’entend pas Bella jouer du piano mais les grilles de l’entrée sont toujours ouverte. 

La seigneurie et le lieu du tournage de Cormoran
À Saint-Denis-de-la-Bouteillerie, autre lieu prédestiné pour les champions de la tempérance on visite la maison d’un bon Bleu, père de la Confédération; c’est Jean Charles Chapais en personne qui nous reçoit pour nous présenter sa famille et sa carrière. Chanceux en affaires mais moins en amour, sa désirée était promise à un autre plus riche et plus prestigieux, prix de consolation la jeune sœur de 16 ans mais avec une bonne dote.


L’atmosphère ici nous replonge vraiment dans un passé pas si lointain, dans le bon vieux temps?

dimanche 13 juillet 2014

Kamouraska le 13 juillet

Nous sommes en terrain connu sur la rive sud du Saint-Laurent et dès passé Levis on bifurque vers le fleuve pour prendre la pittoresque 132, la Route des navigateurs. À L’Islet on visite le musée maritime du Québec et on monte à bord de l’hydroptère Bras d’OR 400, qui fut le joyau de la haute technologie canadienne de chasse anti sous-marine  canadienne pendant une partie de la guerre froide (1960-1971). Il avait même des ordinateurs à bord et la conduite était plus celle d’un avion que d’un navire, la chaleur et le bruit étaient infernaux dans cette cage d’aluminium, pas vraiment une belle petite croisière.




Les chiffres de Dieu 7, 7, 7 dans le triangle

Un ancien de Philippe Aubert de Gaspé se devait de visiter le musée de sculpture sur bois des Anciens Canadiens à Saint-Jean-Port-Joli. Puis on continue vers Kamouraska sous une forte pluie.


Malheureusement l’après-midi fini mal sur la défaite de l’équipe en bleu devant les allemands, au moins les chemises bleues (Cormoran) pourront fêter ce soir. La vue du fleuve d’ici est magnifique d’ici et on mange bien à la Côte d’Est, la viande de phoque est bonne mais d’une texture un peu spéciale.

Le resto

vendredi 11 juillet 2014

Montréal le 11 juillet

Après avoir visité les superbes cathédrales, les temples et les mosquées de tant de pays, il était temps de voir ce que la ville qui s’étend de l’autre côté du fleuve presque infranchissable propose. On s’hasarde donc dans les bas-fonds du métro de Longueuil pour franchir cet obstacle naturel. On débarque station McGill  pour commencer par un café, habitude touristique oblige.


Comme on le fait ailleurs, on visite la cathédrale anglicane Christ Church datant de 1859, ce qui fait sa renommée c’est l’histoire de son sauvetage en la déplaçant sur des pilotis en 1988 pour bâtir sous elle un centre commercial au cœur du Montréal souterrain.

Après on s’arrête dans un parc pour admirer le splendide bâtiment de la Sun Life, qui indique bien que dès le début du XX siècle, une nouvelle religion se prépare à prendre toute la place même si les cathédrales chrétiennes tentent encore de tenir le fort pour un temps. Qu’on le veuille ou non, Montréal était une ville de l’empire sur lequel le soleil ne se couche jamais, comme nous le rappelle la statue érigée en l’honneur des défendeurs de l’Empire en Afrique du Sud et l’histoire du trésor britannique qui sommeilla dans les caves de la Sun Life pendant la deuxième guerre.
La cathédrale Marie-Reine-du –Monde date de 1870, et même si c’est l’église des grands cardinaux, on la visite pour la première fois. Les tombeaux de Mgr. Bourget et du cardinal Léger sont exposés, on y voit la magnificence des richesses religieuses mais à côté de Rome, de Cusco (Pérou) ou d’autres villes, c’est relativement sobre.


Cathédrale Maire Reine du Monde





Les Irlandais aussi possèdent un chef-lieu que l’on contourne : la basilique Saint Patrick datant de 1847, on termine notre journée chez un des nouveaux dieux, le restaurant du chef Apollo dans l’ancien presbytère de la cathédrale Christ Church. Expérience agréable d’un petit gouter sur la terrasse au prix beaucoup plus européen que sud-américain, bon mais une assiette au choix du chef assez grasse.

Restaurant

Basilique St-Patrick

On reviendra dans cette ville un jour, elle vaut le détour.

 

Photos